« A mesure qu'on lève les voiles de l'inconnu, on dépeuple l'imagination des hommes. Vous ne trouvez pas, Monsieur, que la nuit est bien vide et d'un noir bien vulgaire depuis qu'elle n'a plus d'apparitions. On se dit : « Plus de fantastique, plus de croyances étranges, tout l'inexpliqué est explicable. Le surnaturel baisse comme un lac qu'un canal épuise ; la science, de jour en jour, recule les limites du merveilleux. » La peur , Guy de Maupassant Des vertus de la Peur Si le fantastique, cet étrange inconnu, génère chez nous un sentiment d’angoisse, il a également le don de nous inspirer, et, paradoxe merveilleux, si la peur éprouvée dans le réel nous prend à la gorge, transposée dans l’art, elle a le don de nous rassurer. Car affronter ses craintes dans un environnement sain et protecteur, nous procure un sentiment de contrôle. Plaisirs et frayeurs se mélangent alors dans une saine euphorie. Galvanisé par cette étra...
Bercé par le cinéma fantastique des années 80-90 ( l'échelle de Jacob , Evil Dead , Hellraiser ...) et les jeux vidéos, genre survival horror ( Silent Hill , Forbidden Siren ). Féru de Clive Barker et d'Edgar Allan Poe. Beaucoup ruminent leur par d’ombre. Moi je la couche sur le papier. Il y a les rêves d'abord éthérés et il suffit de peu pour leur donner la matière de l'accomplissement. J'ai tenté ma chance et une maison d’édition s'est intéressée à moi. Ténèbres , c’est le titre de mon premier recueil composé de trois nouvelles où l’onirisme se dispute au cauchemardesque ; puzzle difforme de vérités que mon écriture tente de sonder sous forme de descente aux enfers. Ténèbres Une aube de ténèbres s’était abattue sur ma ville, le jour ne s’était pas levé… Que feriez-vous, si au saut du lit, vous vous retrouviez dans un monde aussi tangible et improbable que celui qui structure vos cauchemars ? "Ténèbres" est une ballade fantastique...
Le nombre de pages définit-il la qualité d’un roman ? Evidemment non ! Me direz-vous. Ce qui n’empêche pas que celui-ci fasse encore l’objet d’une certaine condescendance critique qui s’ergote généralement d’une somme de préjugés relevant que cette catégorie « pauvre » ne réclame pas de longs efforts de lecture. Ce qui est généralement le contraire ! Il est en effet plus facile de noyer une absence de style ou de travail littéraire sous une marée de dialogues insipides, un volume de descriptions inutiles, comme il est convenant d’enterrer son absence d’originalitésous un bloc de lieux communs et un canevas narratif déclinable ad nauseam. Je ne viserai personne, les ouvrages agrémentés d’une narration à rallonge fait de rebondissements à base de S.V. C ( Sujet Verbe Complément ) fleurissent suffisamment les présentoirs des lieux de consommationpour illustrer mon propos. Bien au contraire, le roman court, par sa structure narrative dynamique rythmée couplée à une forte inten...
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