En balladant mon narcissisme sur le web, je suis tombé sur d'agréables commentaires de lecteurs et de bloggueurs passionnés. La critique pour celui qui la vit est un exercice parfois pénible, mais réllement formateur. D'une part cela force à l'humilité et d'autre part cela forge la volonté de travailler encore plus. Alors merci à toutes ces plumes anonymes et pseudonymes de donner de leur temps à mon livre. Une critique ne s'accompagne pas toujours d'éloges et peut parfois faire l'objet de certaines réserves, ce qui fut le cas avec certains libraires et lecteurs qui tout en m'encourageant à défendre mes histoires, mon style et mon univers, ont pu relever certaines maladresses pouvant gêner leur lecture (rupture de ton...). Cela m'a donc poussé à repenser mon travail et éclairer mes choix stylistiques, car les ténèbres ont des choses à dire ! Pour Ténèbres , j'ai souhaité mélanger langage soutenu et langage courant. C'était une ...
« A mesure qu'on lève les voiles de l'inconnu, on dépeuple l'imagination des hommes. Vous ne trouvez pas, Monsieur, que la nuit est bien vide et d'un noir bien vulgaire depuis qu'elle n'a plus d'apparitions. On se dit : « Plus de fantastique, plus de croyances étranges, tout l'inexpliqué est explicable. Le surnaturel baisse comme un lac qu'un canal épuise ; la science, de jour en jour, recule les limites du merveilleux. » La peur , Guy de Maupassant Des vertus de la Peur Si le fantastique, cet étrange inconnu, génère chez nous un sentiment d’angoisse, il a également le don de nous inspirer, et, paradoxe merveilleux, si la peur éprouvée dans le réel nous prend à la gorge, transposée dans l’art, elle a le don de nous rassurer. Car affronter ses craintes dans un environnement sain et protecteur, nous procure un sentiment de contrôle. Plaisirs et frayeurs se mélangent alors dans une saine euphorie. Galvanisé par cette étra...
Le nombre de pages définit-il la qualité d’un roman ? Evidemment non ! Me direz-vous. Ce qui n’empêche pas que celui-ci fasse encore l’objet d’une certaine condescendance critique qui s’ergote généralement d’une somme de préjugés relevant que cette catégorie « pauvre » ne réclame pas de longs efforts de lecture. Ce qui est généralement le contraire ! Il est en effet plus facile de noyer une absence de style ou de travail littéraire sous une marée de dialogues insipides, un volume de descriptions inutiles, comme il est convenant d’enterrer son absence d’originalitésous un bloc de lieux communs et un canevas narratif déclinable ad nauseam. Je ne viserai personne, les ouvrages agrémentés d’une narration à rallonge fait de rebondissements à base de S.V. C ( Sujet Verbe Complément ) fleurissent suffisamment les présentoirs des lieux de consommationpour illustrer mon propos. Bien au contraire, le roman court, par sa structure narrative dynamique rythmée couplée à une forte inten...
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